Comme les cieux deviennent sombres,
Comme la lumière traverse l’esprit,
Je m’endors m’intégrant de songes,
Au plus profond de mon sommeil gris.
Comme j’use de mon corps las,
J’ose dire les mots qui ne sont plus,
Comme la nuit offre le glas,
Dans ce froid je me suis perdue.
-« Froideur, offre moi ta lumière ! »
-«Je ne peux plus, puisque la lumière sombre »
-« Pourrais tu me l’offrir lors de mes prières ? »
-« Impossible, la lumière reste songe »
En toute illumination, veillent les rêves,
Un semblant des ténèbres, qui nous hante,
Pour chaque lune, chaque soleil, on achève,
Dans le temps les nobles pensées mourantes.
BIENVEILLANCE
Le tourment m’enserre l’œil, mes pensées,
Tant le gros chêne lourd, léger, s’apitoie,
Le transforme en mille et une beauté,
Doux son visage paradoxe et courtois.
Divinité de l’œil, que tu ne repentisses
Qu’il est sobre, errant devant le désespoir,
Blême, il prête à des supplices, délices,
Femme que je suis, sombre devant l’espoir.
Je suis ravie d’une chevelure fleurie,
Longues tresses et pétales de cruauté,
Par tant de regards, je me suis épanouie,
A savoir que prêtresse, je repends la félicité.
Ne suis je plus qu’éternelle à son sourire ?
Que de venger son esprit, son cœur ne détruise,
Passage romanesque, ses parfums m’inspirent,
Je ne saurais respirer dans me sentir exquise.
SOUS LES SONS
Sous les sons des tambours de bronze,
Il souriait de part ses yeux,
Quand l’orchestre se dansait les songes,
Il souriait encore et valsait les cieux.
Et il balançait :
Et il balançait sur des mots de papier,
Et il tanguait :
Les désirs, bienheureux et charmé,
Puis il disait :
Pour que suffisent, de part ses yeux,
La couverture des secrets partagés,
Qui s’en divisent de teintes bleues,
La conjoncture de leur corps enlacés,
Pour que, un instant des nuits…
Nuit étoilée,
Qui, de par ses étoiles éclaire et luit,
L’étoffe de la beauté.
LE NAVIGATEUR SOLITAIRE
Arabesques sont les vagues d’un rêve silencieux,
Où naviguent humblement un voilier et un ténébreux,
Solitaire, il se laisse chavirer au gré de tous les temps,
Emportant avec lui, un rêve oublié, d’antan.
Son esprit chavire, l’encre est levée depuis la nuit,
Il pense à son rêve et cherche infiniment,
Il ouvre son âme et cherche à travers lui,
Ses mémoires le trahissent à travers l’océan.
Le bonheur spirituel,
Il le cherche et va cherchant,
Au travers des flots rebels,
A travers l’orage et le vent.
Homme, humble être,
Son âme cherche peut être,
L’oracle de son esprit,
A travers l’infini.
Ultime voyage…
Il s’entend qu’il romance,
Et parfois son cœur balance.
Ultime retour…
Voici l’ultime départ,
Le berceau de son esprit,
Où il ne sait, il amarre,
C’est pour cela qu’il est parti.
Idéal retour…
La mer déferle en harmonie,
Le solitaire hurle la joie,
La femme pense que c’est de la folie,
Mais n’a t’il pas trouver sa voix ?
Ultime…
Ultime ???
Ultime !!!
Ultime.
TROP TARD !

Cocktail aux funérailles
Le macchabé rayonne dans son caveau,
Se suspendent les mots à l’égard des autres,
A d’autres lieux je ne vois nullement faux :
JE MEURE ET JE VIS
Je poursuis mon moi et me résume,
D’un fard, j’utilise ma plume.
IMMORTELLE
Tant de boniment à mon éloge,
Sans comprendre, jamais,
L’heure de ma mort est l horloge,
Emporte le temps alloué.
PROCÉDENCE
Des secrets longs m’affectionnent,
Confiés par les uns, pour maintes raisons,
Aux sons des clochers qui bruyonnent
Impénétrables a ignorer le poison,
L’opportunité me perd, je n’ai que défiance,
Dépossédée de ces abat-sons,
Je suis cavalière de mes apparences.
CHUCHOTEMENT
CHUT CHUT
Les fureteurs disposent de plaire
Ils sont tous là, spectateurs de spectres
Inquisiteur du savoir, adversaire :
J’abhorre ces mécréants abjects.
NIRVANA
Pérenne de confidence,
Nul mystère, nul secret n’y fera,
Je me consume de sens,
Je suis libre, on s’accoutumera,
Je raille de jouissance
Je badine de leur blabla.
FACHEUX PARASITE
Écumeur pathétique
Emouvant de surprendre
Une comédie tragique
Funestes garde-cendre
TCHIN-TCHIN