jeudi 20 décembre 2012

Fin du monde

Pas de fin du monde aujourd'hui
merci à tous pour toutes les rations de survie
mises à ma disposition...


vendredi 14 décembre 2012

Babel

A voir à Lille jusqu'au 14 janvier 2013


C'est un grand agrément que la diversité
Nous sommes bien comme nous sommes
Donnez le même esprit aux hommes
Vous ôtez tout le sel de la société
L'ennui naquit un jour de l'uniformité.
Antoine Houdart de la Motte















Clin d'œil à Jakob










Lorsque vous êtes dans la salle d'exposition
levez la tête vous verrez Babel comme je l'ai vue




Jake & Dinos Chapman


Jake & Dinos Chapman


En cliquant sur l'image le détail du petit peintre autrichien...

 Les frères Chapman présentent ici un diorama où les corps torturés, sanguinolants, sont figés dans une maquette de charnier à horreur absolue. Les visiteurs , mus par la curiosité, se massent autour de l’œuvre visiblement très peu choqués, admiratifs même quant à la précision et la finesse des détails. On prendrait visiblement cette "installation" pour l'illustration d'un jeu virtuel, présenté ici dans une cage de verre. Une curiosité avide anime ces curieux, j'ai croisé les mêmes regards lors d’accident de la route... Les Chapman jouent peut être sur la controverse et le second degré mais je ne peux pas m'empêcher de penser à un certain révisionniste. Ces images épouvantables, (j'ai encore en mémoire ce film de 1960 " The tiden Blodiga ), à force d'être revisitées repensées, reconstruites, customisées, ne vont-elle pas prendre une normalité, une banalité et s'oblitérer lentement.
Cette œuvre présentée en 2008 avait pour titre ; If Hitler Had Been a Hippy How Happy Would We Be, littéralement "Si Hitler avait été hippie, comme nous serions heureux"...Glup!

mardi 11 décembre 2012

Mes musées


J'aime les musées.
J'aime les musées sans œuvres exposées.
Leurs silences recueillis, le calme des musées de province sans grandes fêtes culturelles et accrochages prestigieux. 
J'aime les musées pour leurs ombres portées, leurs lumières tamisées, la netteté des espaces aseptisés.
Ces cathédrales de culture ont pour moi remplacé les lieux de culte d'autrefois. Le spirituel est là emplissant leurs volumes du souffle des génies.
J'aime les musées pour y photographier mes souvenirs désacralisés. 





















Pour ne rien gagner à ce jeu concours sans prix, veuillez m'indiquer les noms des 10 villes où ces photos ont été prises. 


dimanche 9 décembre 2012

Christelle Mally

C'est à l'occasion des portes ouvertes des ateliers d'artistes que j'ai visité l'atelier 
de Christelle Mally situé au sein de "La Plate-Forme" laboratoire d'art contemporain
à Dunkerque.

Grand Fusain de Christelle dans la série des marsouins


Fusain



Travail en cours sur des mues de cigales



Christelle présente son travail ainsi :
"Je crée des masques en m'inspirant de plumages d'oiseaux.
Ces sculptures sont des os ou des cires recouvertes de perles colorées.
Les perles sont utilisées comme matière picturale.
Pour Masque d'oiseau, j'ai utilisé un crâne de marsouin commun,
la ressemblance avec la tête d'un oiseau c'est imposée à moi et a orienté mon choix"

Voilà c'est simple, fluide l'amateur lambda que je suis est totalement satisfait par cette explication. Ma réflexion personnelle peut alors inventer tout autre démarche et tout autre univers pour ces créatures fantastiques...


Le spécialiste, Emmanuel Tugny,  présente dans un article de juillet 2012
l'œuvre de Christelle ainsi :

"Dans La Reprise, de 1843, Kierkegaard dit l’essentiel de  ce que le for intérieur peut, hors l’expectoration d’un objet, la fabrique esthétique, pour dire un rapport au temps qui assure à l’être son unité au monde des temps, des disjonctions des commencements et des termes qui fondent l’existence.
Et ce que le for intérieur, ce que l’intime peut en la matière, c’est se « reprendre », c’est à dire atteindre l’os de ce qui fut pour y travailler, sous la dictée d’une « condition de l’existence », à la semaille d’un jour neuf, à la fois fruit de la dessication de l’expérience et de l’espérance de sa reverdie comme telle et comme apparition, comme temps venu et à venir, comme réconciliation en l’être passant littéralement la chaîne des discontinuités factices, des arrachements à soi, des distinctions, des éminences, des séparations fragiles, ténues, arrogantes, étroites -et en cela astringentes-, du temps placé sous l’empire de l’humaine et vaine condition.
Or, la condition humaine n’est vaine qu’en tant qu’elle fait prospérer la conscience dépassable de ruptures en le temps que la reprise, la réanimation de ce qui fut, les retrouvailles avec ce qui est, les épousailles de l’avenir, mettent à bas comme l’invention malade d’une conscience captive du relatif impérial des arrachements, des « diabolies », des divisions qui voient la vacuité de l’être rendant au créateur, comme l’acteur du « grand théâtre du monde » de Shakespeare, Calderon, Rotrou, Antonio de Pereda, Damien Hirst ou Christian Boltanski, son manteau d’Arlequin, depuis le plateau, l’os du monde, depuis le champ des combats livrés à la marqueterie élémentaire, là où l’être se reprenant voit en tout la convocation à la reverdie, à la reprise des floraisons, observe en tout la ponctuation de ce qui, sur l’os et dans le vide putatif, est, aussitôt qu’absenté, en proie à l’ efflorescence, à la reprise par la saison une et séminale du monde.
L’oeuvre de Christelle Mally est de celles qui soulignent, comme Kierkegaard mais depuis l’entreprise objectale, la vanité de la vanité, l’outrecuidance altérée du facteur de temps, de disjonctions dans le temps, du cartographe appliquant son art désespéré à rompre la chaîne du devenir.
Ce que la nature « rend », excorié, et en quoi l’emmuré des temps disjoints, le désespéré, veut voir la vanité de son parcours en un monde fait à sa mesure angoissée, cet « os du monde » sur quoi glisse la matière emportée de son existence, de son « temps fait», cet aboutissement devenu objet, poli comme un miroir par l’orgueil persécuté de celui qui pressent les fins comme le fou la proximité des astres, comment ne pas comprendre, à le voir mis au jour, repris, reprisé par Christelle Mally, qu’il n’est au fond que la stase douce préfaçant l’éclosion folle, le perlage beau, la formidable ponctuation.
Elle reprend, elle reprise, elle rapetasse, Christelle Mally, pour accompagner depuis un mouvement comme possédé, celui du medium, celui de l’inspiré, le devenir un du monde.
Elle fait litière, semant, cousant, ponctuant, sinuant, empruntant des spirales apprises au secret des épiphanies, de la vanité des vanités.
Elle fait de l’eschatologie le champ toujours refleuri, l’os aux pores éternellement au réveil d’une éternité conçue comme éternité d’une reprise, cycle de la gifle administrée à l’arrogance syncrétique idiote de la conscience des fins.
Chaque geste plastique de Christelle Mally parle, sur un mode radicalement transcendantal, profondément ancré dans une conviction que le soubassement de l’expérience, de l’expérience des fins, en particulier, est la sensation offensante au Vain que les fins n’ont pas « lieu d’être », qu’il n’est pas en l’être de fin hors l’émergence, contiguë à la fin, d’une reprise, d’une résurgence.
Qu’il n’est de vanité que dans le refoulement pathétique et intranquille de l’expérience du ressourcement, qu’il n’est de vanité quand dans la crispation de l’expérience esthétique sur l’absence et sur l’os, que dans le geste bête par lequel le prêtre marié de Barbey d’Aurevilly, par exemple, jette aux cochons cette hostie déchargée en lui d’éternel.
Ce que nous disent dessins, photographies, vidéos de Christelle Mally, c’est la vanité du fini, l’inessentiel des fins, la fantasmagorie obscène, radicale, merveilleusement neuve et cependant apaisée par tel ancrage en une vérité de l’être, de l’éternel printemps".

Après avoir déchiffré cet article (accompagné du Littré) je me promets de ne plus rien écrire sur les livres d'or des expositions à moins d'avoir à ma disposition ce générateur de critique d'art

vendredi 7 décembre 2012

Notre nouveau musée

Nous l'avons longtemps désiré et attendu
il sera bientôt ouvert notre nouveau musée !
Merci à nos élus.


jeudi 6 décembre 2012

Atelier Thierry 3


Notre cher professeur se protégeant du soleil


Le travail de Chantal avance


Trous en préparation pour la nouvelle séance
 


Didier a une dent contre ...


Ce travail n'est pas inintéressant 


Monique ajoute 2 personnages au sarcophage


Les poupées de pierre de Sophie



Poisson de Corinne recto verso