samedi 23 mars 2013

Atelier de Fred

 Recherches de couleurs sur format carré libre
Technique Mixte

Faustine ou l'absence

La 7 ème vie

L'œil à la frontière



Mainsat l'orage

Malaparte

Le pendentif bleu

Red Blues

Le deuil

mardi 19 mars 2013

Un pape peut-il en cacher un autre ?


Mon impression première était la bonne, hélas.
Oui notre nouveau pape est bien un conservateur : même bureau dans la même ville
et surtout même religion .

Attendons le prochain...
j'ai pour ma part confiance en l'avenir (sic Madame Soleil)

jeudi 14 mars 2013

Impérieuse envie de rouge

Cliquez sur la page pour l'agrandir

Suite du livre d'atelier
Cours de Mademoiselle Audrey Dewet



Symboliquement le rouge est la couleur de la vie.




Le rouge nous attire, transmettant vitalité, chaleur, excitation, passion
mais il prévient également du danger, attire l'attention, dit "stop!"



Suite d'une recherche sur Babel/Babylone sans la petite robe rouge...


La couleur rouge est au centre de nos images de libido - l'énergie vitale - qu'il s'agisse de passion sexuelle, d'agression ou de colère.
La petite robe rouge moulante, la Putain de Babylone toute drapée de rouge,
la "lettre écarlate" de l'adultère, les cœurs de la saint Valentin,
les quartiers chauds aux enseignes rouges qui font tous vibrer la corde sexuelle.






En chine, ainsi qu'en Europe et à l'âge de pierre,
des pigments rouges étaient enterrés avec des morts
pour favoriser le renouveau de la vie




Le rouge est la couleur de l'anarchie, de la guerre, de l'énergie féroce et de la destruction. 


Le rouge était la couleur du soufre alchimique, l'énergie brûlante des désirs humains.
sic : The archive for research in archetypal symbolism 2010 








mercredi 13 mars 2013

Rome enfin la fumée Blanche

Je ne voudrais me prononcer 
mais j'ai l'impression que c'est un pape conservateur qui vient d'être élu !!!

vendredi 8 mars 2013

Saut de puce à Bruxelles chez Isabelle de Borchgrave


Peintre et plasticienne belge, Isabelle de Borchgrave crée d’extraordinaires
costumes en papier, exposés dans le monde entier. Un univers poétique,
étonnant de vraisemblance. à Bruxelles, elle nous a ouvert les portes de son
nouvel atelier réalisé avec l’architecte d’intérieur Claire Bataille.

Simple feuille blanche, étale, unie, d'un mètre sur un mètre cinquante. Elle reçoit la lumière qui la traverse un peu et la fait rebondir.
Toujours légère, elle est souple et sensible à l'air qui la frôle et l'emporte, à l'eau qui la pénètre comme pluies les terres et la colore, rafraîchie au soleil qui la hâle et aux vents qui la balaient en tous sens.







"Quel poète oserait dans sa peinture du plaisir causé par l'apparition d'une beauté, séparer la femme de son costume? Quel est l'homme qui, dans la rue, au théâtre, au bois, n'a pas joui, de la manière la plus désintéressée, d'une toilette savamment composée, et n'en a pas emporté une image inséparable de la beauté de celle à qui elle appartenait, faisant ainsi des deux, de la femme et de la robe, une totalité indivisible?"
Charles Beaudelaire











Cendrillon distraite...







Dans l’espace galerie, un manteau de boyard et des caftans en papier découpé et peint.






"Avec chaque robe, je capture un moment d’histoire et en fait une machine à rêver"





Isabelle utilise comme vecteur de création un matériau insolite, le papier découpé et le non-tissé elle  peint toutes ses créations, jusqu’au plus petit accessoire et jusque dans
les détails invisibles d’un costume, dans une recherche absolue de l’excellence. 
 

mercredi 6 mars 2013

Petite poésie de printemps

Livre d'atelier

Cours d'Audrey Dewet
Réalisation et poèmes Nadine Leprince
































Être noble, serre moi
Tes mains sont si lointaines
Je me meurs, apporte moi un peu de ta vie
Va donc chercher l’amour dans l’eau de la fontaine
Il paraît qu’elle guérit
Miracle serait celui-ci.

samedi 2 mars 2013

Au Louvre : coup de cœur pour un coup de gueule




On avait apporté beaucoup de bouteilles d'alcool avec nous et on s'était dit au Musée c'est peut être pas permis.
Alors on les a bues avant.
C'est un moment essentiel dans le banquet de Platon.
C'est le moment où l'on mélange le vin et l'eau pour faire savoir combien on va s'enivrer pour être encore capable de discuter.
Pas du tout , on ne peut pas pour parler de philosophie.
Trop ça va être tout de suite l'orgie et on ne va pas se souvenir de ce que l'on a dit. 
Là, on n'en n'a pas trouvé l'eau donc on arrive au Louvre en état de créativité. 
Vous voyez le tableau. 
Le Louvre Grande Galerie on va vous faire les crucifixions, on va s'y intéresser.
Il faut le prélude.
On est devant la crucifixion de Mantegna
On n'en parle pas tout de suite, on se pose juste des questions.

"Bonjour, nous représentons un groupe de prières, est-ce que vous voulez signer notre pétition?
Oui, on est à genoux et on ne bougera pas d'ici.
On prie devant chaque crucifixion du Musée du Louvre.
Oui, ça nous fait de longues journées."

Depuis deux mois il y a le département des arts islamiques au Louvre.
Alors, nous ça nous a donné des idées.
Avant on n'aurait pas osé, parce que avant , les arts ils étaient classés, par périodes, par styles, par régions. 
Mais s'il y a une faiblesse dans l'institution muséale française, si on peut ENFIN TRAHIR l'idéal universel du Louvre Napoléonien, VOILA.
On veut que toutes les représentations de notre seigneur Jésus soient rassemblées dans un nouveau département que l'on appellera département des arts de la crétinité.

Allez, signez tous."

Je fais le clown, mais ce que j'essaie de raconter c'est qu'une oeuvre, elle change de sens en fonction du lieu où on la met. 
Alors moi je veux bien les dessiner les crucifixions, mais je me dis qu'elles cessent d'être une oeuvre sacrée à l'instant où on les mets au Louvre,
elles deviennent et c'est une grande promotion sémantique, elles deviennent une marche du chemin universel de l'art.

Moi je comprends que c'est jouissif de voler les gens du golfe et d'accaparer l'argent du pétrole pour ouvrir une aile supplémentaire au Louvre.
Mais faisons attention à la signification politique de certaines nomenclatures.

On a déjà un Institut du Monde Arabe, on a déjà un Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, on a également un centre Raélien quelque part...

Mais je ne vois pas la pertinence de classer les oeuvres du Louvre par chapelle religieuse.

Alors on me dit ça : "il y a déjà un département des oeuvres islamiques au Louvre", ce n'est pas vrai.
C'est un département des Arts de l'Islam. ça n'a rien à voir, or, de mon point de vue l'Islam n'est pas un pays et l'Islam ce n'est pas un peuple, c'est une religion.
Donc on a ouvert un département d'art en classant les oeuvres par religion.
Pour moi c'est un précédent, pour moi il est funeste.

Allez, on s'en fout, on ne s'énerve pas, on dessine. On a le droit, c'est notre travail, c'est là qu'on se distingue du bourreau.
Le bourreau sait la réussir cette torture, il sait que tu vas mourir par ton poids, il sait qu'il faut te planter le clou dans le poignet ,
parce que sinon dans la main….. ta main va se déchirer et tu vas tomber en avant.
Alors est-ce que les peintres sont des ignorants en anatomie, je ne crois pas. Moi je crois que les peintres ils le font exprès de mettre le clou au coeur de la main.



Ils nous disent que c'est plus qu'un corps qui se tient devant nous... et moi j'aime mieux qu'on crucifie sur une toile que dans le vrai monde. 

On va en voir plein.
Vous allez en avoir marre des crucifixions.
Vous allez dire que c'est avec nos impôts que l'on nous bassine avec de l'art religieux.
Moi j'adore ça.
Personne n'est aussi bon en scénario que la bible.
La bible s'est tendue, on est sur l'action, chaque anecdote a une portée dramaturgique terrible. C'est le livre adaptable au cinéma.

Donc la crucifixion c'est quoi ?

Mathieu, scène 27
Je cite :
"Arrivés au lieu Golgota (ce qui signifie le lieu du crâne) il lui donnèrent à boire du vin mélé de fiel et quand il l'eut goûté, il ne voulut pas boire.
Après l'avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort afin que s'accomplisse ce qui avait été annoncé par le prophète : ils se sont partagés mes vêtements, ils ont tiré au sort ma tunique.
Puis ils s'assirent et le gardèrent.

Pour indiquer le sujet de sa condamnation on écrivit au dessus de sa tête : "Celui-ci est Jésus, le roi des juifs."



"Allo, c'est la LICRA, on voudrait porter plainte."

C'est encore au sujet de Dieudonné ?

Non c'est pour les crucifixions "Celui-ci est Jésus, le Roi des Juifs" :
Je regrette c'est sigmatisant

Oui, ben les romains avaient marqué ça pour l'humilier, c'est comme s'ils le traitaient de sale juif en quelque sorte !

"Mais sans doute Monsieur, mais pour Ponce Pilate on ne peut plus le poursuivre, il est mort depuis longtemps."

N'empêche Madame, vous ne m'enlèverez pas de l'idée que s'il y avait eu la Licra à l'époque……

Bon on s'en fout on dessine, on va se planter devant la crucifixion de Mantegna et on essaie de ne pas se dire, c'est bon, j'arrête le dessin ou on la dessine  un peu…..

Texte de JOANN SFAR retranscrit depuis son émission sur France Inter :  "Vous voyez le tableau" 
du lundi au Jeudi à 18h53