jeudi 8 novembre 2012

Atelier Livre d'artiste

Des livres altérés, liés, bouillis "autodafé", patinés, arrachés, détruits, privés de leur fonction première : être lus. Les photos ci-dessous sont celles de ma matière première avant l'agencement qui feront de l'ensemble un objet ou livre objet... à moins que je ne change d'avis au cours de la création.












Rauschenberg expliqué à Dominik


Avec Black Market exécuté pour l’exposition L’Art en mouvement organisée par le Stedelijk Museum d’Amsterdam en 1961 Rauschenberg propose une œuvre interactive. À l'origine, la valise posée ouverte recélait divers objets, elle était reliée à la toile par une corde ou étaient fixés 4 bloc-notes, un par objet qu'elle contenait. Les spectateurs étaient invités à prendre un objet et à déposer dans la valise l'un de ses objets personnels. Chaque objet déposé dans la valise devait être décrit sur le bloc-notes correspondant.
Une ficelle est fixée à l'extrémité du panneau de signalisation "ONE WAY". Elle relie le tableau mural à une caisse en bois sombre posée sur le sol, sur laquelle est inscrit "OPEN". Rauschenberg avait déclaré que "la peinture a ses rapports avec la vie et l'art" et s'était positionné dans la brèche qui les sépare. La ficelle symbolise peut-être son attitude de peintre. Elle associe les éléments hétérogènes de manière factuelle et symbolique. L'artiste a fixé sur la surface du tableau des ustensiles du quotidien dans un agencement esthétique plein de tensions. Au beau milieu sont accrochés quatre bloc-notes avec une couverture en métal peint, disposés horizontalement. Ils rivalisent avec le panneau et l'inscription signifiant une rue à sens unique pour attirer l'attention. A un autre niveau de l'image figurent une photographie du Capitole à Washington, une plaque minéralogique de voiture ainsi que des nombres et lettres disséminés un peu partout. Des parties peintes dans un geste spontané les recouvrent partiellement, les relient et les accentuent, exerçant la même fonction que la ficelle pour les objets plastiques. L'artiste donna à sa série de tableaux, mélanges d'images peintes et d'objets lisibles, dont fait partie aussi Black Market, le nom pertinent de "combine paintings". Il rapprocha à nouveau l'art du réel, cet art qui sous l'égide de Clément Greenberg et de la peinture abstraite s'était égaré dans les sphères de l'absolu et de la sublimité, en noyautant les catégories figées de la théorie esthétique de l'avant garde. Le fait que ses tableaux ne soient pas vraiment des peintures, encore moins des sculptures, mais la combinaison délibérée des deux disciplines, éclaire ses intentions artistiques. Très lié au compositeur John Cage et au danseur Merce Cunningham, Rauschenberg qui avait suivi l'enseignement de Josef Albers au Black Mountain College*, organisa et participa à d'importants happenings, avant d'orienter ses recherches sur l'espace et la surface. Il est considéré comme un des grands "pourvoyeurs" du Pop Art. Bien que traitant certains contenus que le Pop Art allait mettre en lumière, les sphères de la culture de la communication et des lettres par exemple, il ne tend pas au même but. Au lieu de concentrer son attention sur l'aspect "glamour" de la civilisation urbaine, Rauschenberg travail sur le rebut, sur des choses qui ont perdu leur prestige et leur éclat. Ses tableaux confèrent au banal une nouvelle dignité empreinte de pathétisme, et paraissent rétrospectivement avoir plus d'affinités avec l'expressionnisme abstrait qu'avec le Pop Art.
* Entre 1940 et 1957, le College compta parmi ses professeurs et parmi ses élèves, un nombre étourdissant de poètes, écrivains, musiciens, danseurs, peintres, architectes, scientifiques, philosophes …— dont, pour en citer quelques uns : Albert Einstein, Henry Miller, Anaïs Nin, Fernand Léger, Robert Raushenberg, Cy Twombly, Willem de Kooning, Gregory Masurovsky, Kenneth Noland, Buckminster Fuller, Charles Olson, MC Richards, Clayton Eshleman, Robert Creeley, John Cage, Lou Harrison, David Tudor, Merce Cunningham , Arthur Penn, James Leo Herlely, Ruth Asawa, Franz Kline, Robert Motherwell…

lundi 5 novembre 2012

Boite souvenir ou l'exvoto de Mimi

Peut être quelques pistes, peut être quelques clefs...








Le marteau sanctionne les mariages dans les peuples du nord. Comme amulette il chasse les mauvais esprits. L'Oeil symbole de la lumière faculté de perfection spirituelle. Roue : Fortune. Cuivre "minerai de Chypre" dont l'île fut le théâtre de la naissance d'aphrodite. canard : animal sacré pour les Gaulois de la tribu des Sequances et de déesse Sequana (Seine). Clous : fétiches à clous d'Afrique Centrale. Bouteille : déjà fabriquée dans l'Egypte ancienne : elle contiendra l'encre de tes romans. La prudence voit dans le miroir les choses passées et futures. Le cerf symbole de la vie qui se perpétue, du renouveau et du passage du temps. Masques : double de soi ; théâtre et comédie. Oeuf : matrice de la création. RAF : Royal Air force. Rose : symbole de l'amour qui parfois vainc la mort. Escargot : allégorie de la modestie il porte avec lui tout ce qu'il possède. Les amies amantes celles de la vie et de la fécondité, celles du plaisir et du passé. Le petit livre encore à paraître. Les petits souvenirs de la boîte d'Amélie le bois flotté trouvé à Audresselles et la corde déliée que l'on se noue inconsciemment.

Lettre de Courbet à ses élèves. 1861


Castagnary, un ami de Courbet, rapporte l’anecdote suivante, après que le peintre a ouvert un atelier rue Notre-Dame-des-Champs à Paris, fin 1861 : « En ouvrant la porte, mes compagnons et amis virent un singulier spectacle. Debout sur du foin répandu, l’œil dilaté, allongeant à terre son mufle noir, et balançant sa queue impatiente, un bœuf roux, marqué de blanc, était lié par les cornes à un anneau de fer fortement scellé dans le mur. C’était le modèle. »
Ce bœuf dans l’atelier méritait une explication…
C’est dans Le Courrier du Dimanche que Courbet fait paraître une lettre, datée du 25 décembre 1861, adressée à ses « chers Confrères » dans laquelle il écrit : « Vous avez bien voulu ouvrir un atelier de peinture où vous puissiez librement continuer votre éducation d'artistes, et vous avez bien voulu m'offrir de le placer sous ma direction. Avant toute réponse, il faut que je m'explique avec vous sur le mot direction. Je ne puis m'exposer à ce qu'il soit question entre nous de professeur et d'élèves. Je dois vous expliquer ce que j’ai eu récemment l’occasion de dire au congrès d’Anvers : je n’ai pas, je ne puis avoir d’élèves. Moi, qui crois que tout artiste doit être son propre maître, je ne puis songer à me constituer professeur. Je ne puis pas enseigner mon art, ni l’art d’une école quelconque, puisque je nie l’enseignement de l’art, ou que je prétends, en d’autres termes, que l’art est tout individuel, et n’est pour chaque artiste, que le talent résultant de sa propre inspiration et de ses propres études sur la tradition. J’ajoute que l’art ou le talent, selon moi, ne saurait être, pour un artiste, que le moyen d’appliquer ses facultés personnelles aux idées ou aux choses de l’époque dans laquelle il vit. Il ne peut pas y avoir d’écoles, il n’y a que des peintres. Les écoles ne cherchent qu’à rechercher les procédés analytiques de l’art. Je tiens les artistes d'un siècle pour radicalement incompétents à reproduire les choses d'un siècle précédent ou futur, autrement dit, à peindre le passé ou l'avenir. 
Je ne puis donc pas avoir la prétention d’ouvrir une école, de former des élèves, d’enseigner telle ou telle tradition partielle de l’art. Je ne puis qu’expliquer à des artistes, qui seraient mes collaborateurs et non mes élèves, la méthode par laquelle, selon moi, on devient peintre, par laquelle j’ai tâché moi-même de le devenir dès mon début, en laissant à chacun l’entière direction de son individualité, la pleine liberté de son expression propre dans cette méthode. Le réalisme est, par essence, l’art démocratique. Ainsi, par le réalisme qui attend tout de l’individu et de son effort, nous arrivons à reconnaître que le peuple doit être instruit puis qu’il doit tout tirer de lui-même ; tandis qu’avec l’idéal, c’est-à-dire avec la révélation, et, comme conséquence, avec l’autorité et l’aristocratie, le peuple recevait tout d’en haut, tenait tout d’un autre que lui-même et était fatalement voué à l’ignorance et à la résignation. »

dimanche 4 novembre 2012

Mes Wax


Encaustique sur bois "Acer palmatum" 120 x 35 cm 


Encaustique sur papier à la cuve "Amélie" 110 x 40 cm



Virus/Pollution

Encaustique sur papier japon.
Kakémono 75 x 250 cm en deux lés verticaux séparés de 5cm
Les découpes faites sur ceux-ci sont juxtaposées sur la gauche du panneau.
Expo fin d'année école d'art

travail sur virus/pollution


installation de 150 x 150 cm lors de l'expo de fin d'année de l'école d'art
dessin encre de chine photocopié puis teinté à l'encaustique.
Effet optique de vibration de l'ensemble du panneau

samedi 3 novembre 2012

Mes exvotos (suite)

Voici une petite commande réalisée il y a quelques mois pour mon amie.
Assemblage de bois flottés, algues, cordes bitumées, ivoire gravé, chariot
de métier à dentelle, feuille d'or, souvenir de Karnak, et caractères bois de typographie
pour écrire son prénom...

vendredi 2 novembre 2012

jeudi 1 novembre 2012

Jesus Christus ist im Flugzeug

Voici un petit exvoto réalisé pour mon amie Margrit.
Encaustique sur bois et divers matériaux...